Comment fonctionne une monoroue électrique ?

moteur gyroroue

Une monoroue électrique est au vélo électrique ce que l’unicycle est au vélo traditionnel. Enfin presque. Outre le fait, qu’une gyroroue électrique est propulsée par un moteur électrique, elle dispose d’un système d’auto-équilibrage lorsque l’utilisateur monte dessus. C’est la fameuse fonction gyroscopique qui permet, grâce à des centaines de calculs à la seconde, de répartir au maximum le poids vers le centre de l’appareil.

Les composants

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le nombre de pièces qui constituent l’intérieur d’une roue électrique a été réduit au maximum. Pour des raisons de gains de place et de limitation de poids principalement.

Au final, on retrouve :

  • Un moteur électrique
  • Un lot assemblé de batteries rechargeables
  • Une carte mère
  • Des gyroscopes
  • Quelques cables

Ce raffinement ultime et cette limitation en câbles rendent les gyroroues électriques très fiables (enfin les meilleures). Il n’y a par exemple aucun besoin de lubrifier les pièces, les engrenages, car les frottements entre composants sont minimisés.

La coque qui entoure ces composants est suffisamment rigide pour protéger durablement le fonctionnement de l’appareil, même en cas de choc assez violent.

L’équilibre

se déplacer en gyropode

C’est la carte mère qui i a pour rôle de détecter l’angle d’inclinaison de l’appareil. Vers l’avant ou l’arrière. Vers la droite ou la gauche.

Une fois detectés ces angles, elle envoie des instructions au moteur.

Le moteur va ajuster sa puissance/vitesse pour tenter d’équilibrer l’appareil.

C’est donc ces 3 éléments : gyroscopes, carte mère, moteur, qui vont travailler de concert pour équilibrer le monocycle électrique et donc son usager.

Avancer et freiner

Pour avancer et pour freiner, l’ensemble du système va détecter si l’utilisateur est penché vers l’avant ou vers l’arrière.

Si l’utilisateur est penché vers l’avant, le moteur va accélérer. Vers l’arrière il va freiner. Bien sûr l’équilibre n’est jamais infaillible et ne peut compenser l’ensemble des cas de figures (glissade, accumulation de poids trop soudain etc…)

Outre ces fonctionnalités hautement technologiques, les monoroues proposent le freinage régeneratif.

La plupart des monocycles électriques reprennent en effet l’énergie utilisée pour le freinage. Les moteurs fonctionnent comme des générateurs d’énergie et rechargement les batteries. Ce principe de “recyclage” est également utilisé lors des descentes où le freinage est indispensable.

Cette technologie, en plus d’être écologique, permet de prolonger l’autonomie de l’engin.

Sécurité

Côté sécurité, il existe la fonction “tiltback”. Celle-ci s’active lorsque l’utilisateur approche (ou atteint) la vitesse maximale de l’appareil. Elle va modifier l’assiette de la roue pour forcer l’utilisateur à freiner et éviter l’accident. Elle est généralement précéder de bips d’avertissements aux vitesses inférieures.

Pour protéger des vols, ces appareils disposent souvent d’une fonction verrouillage ou anti-vol. Sur la Ninebot One + par exemple, il est possible de vérouiller la roue à distance et l’application mobile dédiée émet même une alarme en cas de manipulation suspecte de l’appareil.

Sur quelles surfaces rouler en monoroue ?

Contrairement à la plupart des hoverboards et trottinettes électriques les gyroroues sont praticables sur beaucoup de terrains.

Enfin théoriquement.

Leur puissance moteur et leur roue plutôt large et souple, leur permet effectivement de rouler facilement sur l’asphalte, la terre, l’herbe.

Sur les pavés c’est tout à fait possible, mais lorsque ceux-ci sont mauvais, l’expérience peut vite devenir désagréable, voire dangereuse.

Sur le sable, vaut mieux ne vaut pas y penser pour ne pas abimer la mécanique de sa roue.

Conditions extérieures

Il est émotionnellement difficile de poser sa belle roue dans un chemin boueux. Pourtant, elle est capable de le supporter. Tout comme, la pluie, le temps sec et la neige.

La plupart des monoroues sont prévues pour protéger les composants importants de l’humidité et des éclaboussures. La prudence est tout de même de mise, puisqu’on n’est jamais à l’abri d’une brèche dans l’armature au fil du temps.

Sur la neige, il est possible de rouler sur une neige consolidée, mais attention aux glissades ! Munissez-vous d’un casque de protection et limitez votre vitesse. Même si vous pensez maitriser votre bolide, la neige recouvre les aspérités de la route et vous pourriez être surpris(e) par un trou ou une bosse.

1 commentaire
  1. bonjour,

    merci pour cet article simple et a la fois instructif.
    je souhaite savoir une chose.
    qu’est ce que vous appelez “gyroscopes” ?

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